RIEN, PLUS RIEN AU MONDE

de Massimo Carlotto

par la Cie Argaya

8 > 13 octobre

mardi > 20h30
mercredi > 19h30
jeudi > 19h30
vendredi > 20h30
samedi > 20h30
dimanche > 18h00

 

 

Que dit-elle ?
Elle nous parle de sa liste de courses, de son mari Arturo, de sa fille, de ses patronnes etc. alors qu’elle vient de commettre l’irréparable ! Elle vit sa dernière heure de liberté, avant son arrestation filmée et diffusée en direct à la télévision. Elle s’entraîne pour savoir que dire face à la caméra. Le public assiste au déroulé de sa vie.
Rien plus rien au monde est un drame terrible d’aujourd’hui. La chute libre d’une femme dans notre environnement économique fatal, qui fascine en même temps qu’il terrifie.
Ce texte littéraire social, réaliste est joué façon Actors studio.

Les mots portent, heurtent pour faire avant tout entendre la rage de vivre de cette femme, son amour de la liberté, sa déchéance sociale due au chômage, sa frustration, sa vulnérabilité, son addiction à l’alcool et la montrer dans son humanité et dans l’intensité de sa folie.
La musique composée par Gilbert Gandil, module, découpe, projette le sens de ce drame. Une mise en scène épurée, un décor a minima, laissent à la comédienne une liberté de jeu dans l’espace et dans son interprétation.
Les spectateurs assistent à une représentation très « authentique » pleine d’humanité. Ils vivent, ressentent d’une manière profonde en effet miroir l’intensité de ce soliloque.

Des moments de rire, des moments de larmes ! Cette tragédie contemporaine qui peut éveiller en eux un Oreste ou une Electre !

Presse :

« Nicole Mouton s’empare du texte de Massimo Carlotto avec toute la fougue d’une pasionaria. Le rugueux, le parlé franc, l’adresse ordinaire sont les armes qu’elle fourbit pour incarner corps et âme ce personnage de mère que la dureté d’un chemin semé de brisures de rêves pousse à la limite de la folie. » La Revue du Spectacle, Avignon 2017

« Il y a « La liste de mes envies » de Grégoire Delacourt. Ce serait plutôt ici « la liste de mes courses » énoncée par une femme apparaissant très agitée, déprimée, détruite de l’intérieur. Dans une Italie percluse de misère sociale, elle évoque ses combats pour survivre matériellement et fait défiler devant nous des images d’un quotidien terne qu’elle embellit de ses rêves. Il y a son mari, sa fille, et surtout les crédits accumulés au fil des années. Et il y a un cri de douleur, celui d’une femme vivant, on verra pourquoi, sa dernière heure de liberté… » La Provence – Jean-Rémi Barland

 

Distribution : 

Production : Cie Argaya
Auteur : Massimo Carlotto – Traducteur : Laurent Lombard
Mise en scène et jeu : Nicole Mouton
Musique originale : Gilbert Gandil
Musiciens : Louis Paralis / Bertrand Repellin
Création lumière : Cyrille Siffer
Direction artistique & production : Roland Stevenot

 

durée : 1h15
à partir de 16 ans